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Titulaire d’un master 2 en droit des affaires, Camille Naude a créé My Sport Agency à Toulouse

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13/12/2016

Ex-footballeuse formée au TFC, titulaire d’un master 2 en droit des affaires, Camille Naude a créé My Sport Agency à Toulouse, avec Audric Auriel. Spécialisée en gestion d’images des sportifs, l’agence représente trois sportifs toulousains médaillés aux JO de Rio.
 
Camille Naude, pourquoi les sportifs font-ils appel à vous ?
Il faut savoir que 80% des sportifs de haut niveau ne vivent pas de leur sport et que la moitié des Français en compétition aux Jeux Olympiques vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Dès une qualification aux JO, la fédération de la discipline verse un salaire tous les mois, au maximum de 1000 à 1500 euros. Mais ce n’est que temporaire pour une période comprise entre un an et au mieux quatre ans. Avec My Sport Agency, le sportif s’entoure d’une part d’une équipe qui le soutient mentalement et d’autre part, qui lui procure des revenus, non pas en pratiquant son sport, mais par la promotion de son image de sportif.
My Sport Agency est en contrat notamment avec les Toulousains Sofiane Oumiha (argent en boxe aux JO), Thibault Colard (bronze en aviron) et Maxime Valet (bronze en individuel et par équipe au fleuret handisport). Ces médailles attirent-elles les partenaires ?
Nous y travaillons. Et c’est plus ou moins difficile selon l’histoire de chacun. Maxime avait déjà un sponsor Hungaria qui lui assure son matériel sans rémunération et un contrat avec L’Oreal pour lequel il a été sélectionné parmi 500 sportifs handisport pour une campagne de communication interne à l’entreprise. Ce dernier partenariat s’accompagne d’une dotation financière sur deux ans. Nous cherchons à prolonger le contrat après l’été 2017. Thibault Colard, quant à lui, a été retenu par la mairie de Toulouse comme tête d’affiche d’une équipe constituée de 300 personnalités ambassadrices de la ville, chercheurs, scientifiques ou membres d’associations caritatives. Et Sofiane, lui, n’avait aucun contrat mais cette médaille a changé sa vie. Il témoigne dans des conférences, auprès de lycéens et passe un diplôme pour devenir coach sportif. Il souhaite ouvrir une salle prochainement à Toulouse. Il est également en négociation avec des entreprises privées qui veulent utiliser son image.
Pourquoi la France n’entoure-t-elle pas mieux ses sportifs ?
Je pense que c’est un problème culturel inhérent au pays. Nous privilégions en France les intellectuels sur les sportifs. Nous manquons de structures et de personnel pour les encadrer. Les choses évoluent lentement. Depuis 2014, une dernière réforme oblige ainsi les fédérations à assurer leurs sportifs en cas de blessures. Et le ministère chargé des sports a conclu des accords-cadres avec cinq ministères (défense, intérieur, budget - douanes, éducation nationale et justice) pour permettre aux sportifs de haut niveau de bénéficier d’aménagements d’emploi. Mais on est loin des États-Unis où les sportifs de haut niveau dans les universités sont boursiers et font la fierté des établissements.
Propos recueillis par Isabelle Meijers
Sur la photo : Camille Naude, et Audric Auriel, fondateurs de My Sport Agency, gèrent une douzaine de sportifs âgés de 16 à 30 ans. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco

 

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