Retour aux actualités
Article suivant Article précédent

Portrait Métier : Henri Becanne, Consultant en solution numérique

Portraits - Métiers

-

21/04/2020

   Henri Becanne
     CONSULTANT EN SOLUTION

 
    Structure : CGI (Consultants to Government and Industry
  Société éditrice de logiciels de comptabilité pour les collectivté territoriales.

  Secteur du service-conseil en technologie de l'information et en management.  70 000 emplois dans le monde et 11 en France.

 

  Missions principales :
   > Expert fonctionnel du logiciel
   > Gestion de projets



La majorité de mon temps de travail consiste en de la gestion de projet. Et anticiper/évaluer les besoins des collectivités.




  Parcours professionnel :

      - Chef de projet dématérialisation, Région Occitanie (Août 2015-Déc 2017)
      - Référent marchés publics et chargé de la dématérialisation, Direction Financière à la Région Occitanie (Sept 2014-Juil 2015)
      - Chargé d'affaire auprès des collectivités territoriales, Crédit Agricole, stage (Mai 2014-Sept 2014)


  Parcours de formation :

      - Master Droit public, Parcours Droit des Collectivités Territoriales, Université Toulouse Capitole (2014)
      - Licence de Droit, parcours Droit Public, Université Toulouse Capitole (2012)

« Après mon stage de M2, j’ai eu la chance d’être recruté à la Région. J’ai d’abord travaillé sur les marchés publics puis j’ai été nommé chef de projet pour mettre en place la dématérialisation (obligation de 2015).  Le projet avait démarré 1 an plus tôt et j’ai travaillé dessus pendant 2-3 ans. La difficulté du projet résidait dans le fait que la région fusionnait au même moment. J’ai quitté la Région après la fusion de 2017. »


Quelles sont vos missions principales ?

« CGI est une société qui édite des logiciels de gestion financière pour les collectivités locales. Mon premier client a été la région Occitanie pour intégrer du logiciel Grand angle. La mise en place de ce logiciel s’est faite en lien avec la dématérialisation.

En général il faut 1 an pour former les agents et démarrer le logiciel. Ensuite je les revois régulièrement pour des actions de formation et assurer un suivi. Mes autres clients sont Toulouse Métropole et les grosses collectivités territoriales.

Je suis un expert fonctionnel du logiciel, je ne suis pas sur la technique. Je mets en place le projet, forme les agents au logiciel et réponds aux questions du client, notamment sur la comptabilité publique. »


Pouvez-vous décrire votre quotidien professionnel ?

« Grand Angle est basé à Bordeaux mais j’ai réussi à rester à Toulouse.

Soit je fais du télétravail (je peux travailler sur le logiciel en accédant au serveur de Bordeaux), soit je suis en déplacement pour des missions. Je suis affecté au secteur Sud-Ouest.

Chaque consultant est spécialisé sur certains aspects du logiciel : pour ma part, il s’agit des marchés publics. De ce fait, il peut m’arriver d’effectuer des déplacements hors de mon secteur pour répondre au besoin sur des questions précises. Par exemple, je viens de passer plusieurs mois de déplacements à Quimper pour des actions de formation.

Beaucoup de projets impliquent des déplacements. Je revois aussi d’anciens clients pour faire des mises à jour. »


Dans quelle proportion utilisez-vous le droit ?

« Je dirais 30-40%. Lors d’une formation, si l’interlocuteur ne connait pas le droit public, je peux lui expliquer le fonctionnement d’un marché public.

La majorité de mon temps de travail consiste en de la gestion de projet. Et anticiper/évaluer les besoins des collectivités. Si on sait comment fonctionne le logiciel, on sait comment l’adapter.

Ce qui m’aide le plus, c’est surtout ma connaissance des Collectivités Territoriales. » 


Qu’est-ce que vous aimez dans ce métier ?

« J’ai apprécié travailler dans le public mais après mon stage en banque, je souhaitais déjà repartir dans le privé. Ce qui a changé pour moi, c’est les perspectives d’évolution. A la Région, je n’ai pas passé les concours, j’ai été contractuel pendant 3ans.

Un autre avantage du privé est le salaire. Pour mon premier emploi à la Région je percevais 2000€ net par mois. Dans le privé, à la CGI, je gagne 30-40% de plus. Et tous mes déplacements sont pris en charge. »


Quelles sont vos relations dans le cadre professionnel ?

« 70% avec les comptables et directions financières et 30% avec les directeurs techniques (la DSI). »


Quelles sont les évolutions de votre métier et de votre secteur d’activité ?

« Il y a différents niveaux de consultants : junior / sénior. Le consultant junior occupe des fonctions support tandis que le consultant sénior peut être expert projet. Les taches changent ainsi que la rémunération. Je peux passer chef de projet et manager des consultants. »

« La société est liée aux Collectivités Territoriales, ce qui implique de respecter toutes les nouvelles réglementation (exemple avec Chorus pour les factures dématérialisées).

Le Droit du numérique connaît une très forte demande. La RGPD est également un secteur porteur. »


Pouvez-vous nous parler de votre recrutement ?

Comment avez-vous été recruté ? « J’ai été recruté via LinkedIn. »

Quelles étaient vos atouts ? « Mon bagage en droit public et comptabilité public. Ainsi que mon expérience à la Région. »

Vous ne connaissiez pas le logiciel avant d’être recruté. Comment vous êtes-vous « vendu » ? « La CGI m’a recruté pour mes connaissances de la région et des finances publiques. J’ai eu une formation de quelques semaines avant de devenir consultant sur le logiciel.

Il faut savoir se débrouiller, s’adapter, être indépendant et avoir une bonne relation avec le client. »


Peut-on postuler ? Quel est le niveau de recrutement ?

« CGI recrute énormément. Cela est lié au métier de consultant : il y a beaucoup de déplacements et tous les ans il y a entre 4 et 5 démissions. 15 à 25 consultants travaillent sur le logiciel.

Le recrutement se fait à partir de bac +2/3 avec rémunération en conséquence. »


Quels conseils donneriez-vous à un.e étudiant.e qui envisagerait ce métier ?

« Il ne faut pas s’arrêter à la mention « connaitre le logiciel..., le langage... » pour postuler.

Avec le logiciel, on part de zéro et le droit du numérique n’est pas obligatoire. Il n’est pas non plus nécessaire d’avoir déjà été formateur. Pour l’informatique, je n’ai pas acquis mes capacités à l’Université, je m’y intéressais un peu à titre personnel et j’ai eu une formation après le recrutement.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez me contacter via Linkedln pour que je soumette votre CV. »

48 vues Visites

J'aime

Commentaires0

Veuillez vous connecter pour lire ou ajouter un commentaire

Articles suggérés

Portraits - Métiers

Portrait Métier : Sophie GENIBRE, Responsable de la commande publique

photo de profil d'un membre

Hugo SPIELVOGEL

18 mai

Portraits - Métiers

Portrait Métier : Sophie Namer et Sarah Touboul, Magistrates au Tribunal Administratif de Toulouse

photo de profil d'un membre

Andrea Finkbeiner

22 avril

Portraits - Métiers

Portrait Métier : Maître Guillaume Suduca, Commissaire-Priseur Judiciaire

photo de profil d'un membre

ELEONORE TERRAL

03 avril